28.04.2008

Mise au point

Il serait temps pour moi de reprendre la vie de ce blog... ce serait dommage de s'arrêter à la création et de ne pas poursuivre par la suite...
Aujourd'hui, je ferais donc quelques remarques suite à l'intervention de notre président jeudi dernier et à l'interview de François Fillon dans le Journal du Dimanche.
Tous les deux affirment la bonne entente entre l'Elysée et Matignon, mais évidemment aucun journaliste ne veut le croire. Il est plus amusant, ou plus vendeur, d'imaginer une guerre de pouvoir entre ces 2 hommes qui ont pourtant le même objectif.
N'oublions pas qu'ils ont construit le programme présidentiel et législatif ensemble, qu'ils sont donc en accord sur la politique qu'ils mènent actuellement. Et pour l'instant les réformes sont fidèles au programme que les Français ont validé par leur vote l'an dernier, même si leur effet n'est pas immédiat.
Il parait que les décisions se prennent plus à l'Elysée qu'à Matignon, que le président centralise trop les pouvoirs et que ça embarrasserait le gouvernement.
Mais le Général de Gaulle ou même Valérie Giscard d'Estaing était eux aussi très centralisateur, sans parler de Mitterrand qui gardait le contrôle sur tout... On a un peu oublié cela à cause des mandats de Chirac: il a gardé le pouvoir pendant 2 ans jusqu'à la dissolution de l'Assemblée Nationale et la cohabitation. En 2002, il retrouve la majorité mais garde le même fonctionnement et délègue à son gouvernement les décisions principales (comme s'il s'agissait d'une nouvelle cohabitation). La seule ligne directrice était la déclaration des voeux du président qui affirmait que l'année serait consacrée à l'emploi, ou à l'Europe.
Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a compris que toutes les réformes vont ensemble et donneront de meilleurs résultats si elles sont coordonnées. Il veille donc à ce que les réformes annoncées se fassent et le premier ministre les met en place.

Ajoutons également que NS avait annoncé avant les municipales qu'il n'y aurait de gros remaniement ministériel pour que les ministres maitrisent leurs dossiers au moment de la présidence française de l'Union Européenne. La polémique sur un éventuel changement de premier ministre n'a donc pas lieu d'être. Pas avant un an...